Skip to content. | Skip to navigation

Personal tools

 

 

 

 
     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Log in


Forgot your password?
You are here: Home / Thematic selections / Philippe Vandermaelen (1795-1869)

Philippe Vandermaelen (1795-1869)

Sélection réalisée dans le cadre du travail de fin d'études de Gaëlle Szalai (IESSID, Bruxelles - Section Bibliothécaire-Documentaliste) - Introduction historique.

 

 

Introduction

 

L’Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique détient une grande collection de cartes du fonds de Philippe Vandermaelen [1795-1869] un éminent cartographe et géographe belge. 

Il a aussi fondé l'Établissement géographique de Bruxelles en 1830.

Certaines cartes sont uniques, mais il y a aussi dans le fonds des lots de cartes reprenant, par exemple, plusieurs communes d’une même région.

Il s’agit de cartes topographiques de Bruxelles, mais aussi de l'entièreté de la Belgique. 

Il y a des cartes de plusieurs formats : grandes, petites et moyennes. Il y en a en couleurs, d’autres non, certaines sont en très bon état et d’autres sont difficilement manipulables voire pas du tout. De plus, certaines cartes sont en français, néerlandais et parfois même en anglais.

Elles ont toutes été publiées par l’Établissement géographique de Bruxelles, mais cela ne veut pas dire qu’elles ont été dessinées par Philippe Vandermaelen, les cartes sont écrites par des auteurs reconnus comme André Dumont. 

 

Qui est Philippe Vandermaelen ?

 

Philippe Vandermaelen est un célèbre cartographe Belge né à Bruxelles en 1795, il est un des plus grand cartographe belge avec Abraham Ortelius et Gérard Mercator. Nous en savons peu sur sa jeunesse. Fils de médecin, on sait qu’il se forma en grande partie par lui-même et qu’il suivit les leçons de Gaspard-Michel Pagani [1796-1855] qui lui enseigna les bases élémentaires des mathématiques. Sa première publication fut d’une importance capitale et lui valut de nombreux encouragements. Entre 1825 et 1827, il publie un Atlas Universel à une échelle uniforme en six volumes, c’est à cette époque que sa carrière prend un tournant décisif et lui assure sa place de cartographe.

Avec son Atlas Universel, Philippe Vandermaelen avait devancé de 65 ans le premier projet de carte international du monde. Après s’être penché sur la cartographie de la Terre, il se penche sur notre vieux continent et produit l’Atlas de l’Europe, moins impressionnant que son premier Atlas, mais remarquablement exact et dense.

Deux facteurs influencèrent sur sa réussite: dans un premier temps, il comblait les lacunes du point de vue matériel, il remplace la gravure sur cuivre, procédé lent et coûteux par la lithographie, un procédé nouveau plus rapide et plus économique. Le succès de ce procédé encouragea Vandermaelen à continuer sur cette voie et publia avec cette technique, en 165 feuilles l’Atlas de l’Europe. Cette même année, il fonde l’établissement géographique de Bruxelles.

La naissance d’une Belgique indépendante déclenche chez Vandermaelen une grande volonté d’approfondir les connaissances sur notre territoire afin de contribuer à l’affirmation et l’édification de notre pays. Pour ce faire, il écrit des dictionnaires géographiques de nos provinces et entreprend d’offrir à notre jeune pays une couverture cartographique complèteprécise et fiable.

Au sein de l'établissement, Vandermaelen réunit une grande partie de documents dans une bibliothèque riche d’ouvrages, de cartes, et d’atlas et crée un musée. 

Il pensait que les sciences naturelles, historiques et mêmes morales et politiques faisaient partie de la géographie, en conséquence, le musée devait montrer une image du monde entier.

Philippe Vandermaelen travailla en étroite collaboration avec son jeune frère Jean-François qui se spécialisa en horticulture et dans l’entretien des serres.

La majeure partie de sa carrière, Philippe Vandermaelen consacre son travail à l’univers et notre globe avant de diriger son intention vers sa terre natale, la Belgique. “Dans une démarche tenant davantage du philosophe que du technicien, il est allé du général au particulier, de l’immensité de la Terre à l’immédiate proximité du terroir”.


L’Établissement géographique de Bruxelles

 

L’Etablissement géographique de Bruxelles était un organisme privé fondé en 1830 par Philippe Vandermaelen. Sa principale activité était la production de documents cartographiques, mais d’autres missions sortaient de ce cadre. 

Il s'installe dans les bâtiments qu’il a fait construire en 1929 sur le terrain d’une ancienne blanchisserie héritée de ses parents à Molenbeek-Saint-Jean. Par la même occasion, son grand frère, un admirateur de botanique y créera un jardin botanique.

Outre que ce soit une entreprise de cartographie, l’institut était doté d’une imprimerie lithographique, ce procédé à vu le jour dans le cadre artistique mais Philippe Vandermaelen va percevoir l’utilité cartographique de cette technique, et il la perfectionnera au cours des années suivantes.

Les cartes tirées en noir et blanc étaient ensuite, la plus part du temps colorées manuellement à l’aquarelle.

Cette entreprise Bruxelloise à produit entre 1830 et 1877 une centaines de plans de Bruxelles sur base de plans cadastraux plus anciens qui venaient de régimes plus anciens ou qui avait été actualisé par l’administration belge.

Ces plans sont d’une grande importance pour les historiens, grâce à ces plans, ils peuvent suivre la croissance et le développement de la ville de Bruxelles au XIXe siècle. 

Le rayonnement de l’établissement étaient assez important, Philippe Vandermaelen voulait que l’établissement soit ouvert au grand public, il y a avait une grande bibliothèque, une mapothèque, un musée ethnographique, un planétarium, un cabinet d’anatomie comparée et physique et même une galerie d’histoire naturelle. Vandermaelen forme de nombreuses personnes à la cartographie faisant ainsi de son centre un centre d’échange et il héberge plusieurs écoles et propose de nombreuses conférences dans des domaines différents.

 

Description du site

 

Le site faisait plus de 20 000 m². Il se situait près de la porte de Flandre, entre le canal de Charleroi et la Senne à l’époque au 8, quai des Charbonnage.

Le bâtiment principal hébergeait les bureaux, la bibliothèque et sa grande salle de lecture où on y retrouvait les différentes collections sans compter les collections sur la botanique, on y retrouvait aussi des salles de classes, ainsi que le magasin de cartes et de publications qui était gérer par le beau frère de Philippe Vandermaelen, Pierre-Joseph Meeûs (1793-1873), ce dernier comme la famille Vandermaelen vivait sur le site. 

Dans le sous-sol, se trouvait l’imprimerie qui évoluait en fonction des envies de Vandermaelen, produire des cartes de grande qualité, en grande quantité et à moindre coût, la lithographie et la gravure sur pierre mise au point par Philippe Vandermaelen ne servirait qu’à ça, les cartes produites étaient cinq fois moins cher que le cuivre.

La mappothèque était le lieu le plus important du centre, constitué d’un vaste meuble central avec des tiroirs reprenait les collections :

  • topographiques, 

  • hydrographiques, 

  • géologiques,

  • ethnographiques.

Elle comportait aussi une collection complète de l’ensemble des cartes produites par l’établissement. Au centre de la mappothèque se trouvait un globe terrestre de 10 mètres de diamètre et les murs étaient recouverts de plans-reliefs.

Et enfin, il y avait une grande annexe, qui comportait un médailler, présentant une vaste collection de pièces anciennes, de sceaux et de papiers monnaies. Le site présentait aussi des collections en minéralogie, géologie, paléontologie, zoologie.

En plus des documents cartographiques, l’établissement comportait plus de 18 000 plantes différentes.

L’établissement géographique de Bruxelles fermera ses portes en 1880, la bibliothèque royale de Belgique, récupère une partie des archives et des collections. L’institut géographique national récupère aussi quelques documents. Et pour finir une petite partie de la collection se trouve à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de Bruxelles.

 

Le fonds Vandermaelen à la Bibliothèque royale de Belgique 

xxx

 

 


 

Bibliographie

 

  • DENIS, Jacques et MICHEL-DEWEZ, Nadine. Cartes et plans. In Guide de la recherche géographique en Belgique. J. Duculot, 1970, chapitre 2, p. 20-23. [B52282]

  • DE SMET, Antoine. Philippe Vandermaelen et son influence sur les sciences. In Janus, XLVII, 1958, p. 238-248. [C21171]

  • DIAGRE, Denis. Les naturalistes-collecteurs au service de la science... ou du commerce? Réflexions sur l'étonnant cas belge (1830-1870). In Bulletin d'histoire et d'épistémologie des sciences de la vie, vol. 18/2, 2011, p. 131-156 [consulté le 30 juillet 2021]. Disponible sur le Web : <https://www.cairn.info/revue-bulletin-d-histoire-et-d-epistemologie-des-sciences-de-la-vie-2011-2-page-131.htm>

  • HENNEQUIN, E. Étude historique sur l'exécution de la carte de Ferraris et l'évolution de la cartographique topographique en Belgique depuis la publication de la grande carte de Flandre de Mercator (1540) jusque dans les derniers temps.  In Bulletin de la Société royale belge de Géographie, 15 année, 1891, p. 177-296 [NG1469]

  • SHIMAZU, Toshiyuki. A Chrono-Bibliography on Philippe Vandermaelen and the Établissement Géographique de Bruxelles : 1869-2006. In Meijizenki Chisekihenseijigyo no Kigen, Tenkai, Chiikitekisai (The Origin, Development and Regional Differences of Cadastral Surveying in Early Meiji Japan) / Ed. by Toshiyuki Shimazu, 2008, p. 37-47 [C40145]

  • SILVESTRE, Marguerite. Notes sur... L'Atlas Universel de Philippe Vandermaelen (1825-1827) Une innovation. In Ngonge. Carnets de Sciences Humaines, 7, 2012, p. 7-13 [C37393]

  • SILVESTRE, Marguerite. Philippe Vandermaelen, Mercator de la jeune Belgique [texte imprimé]. In Brussels Studies, n°106 [p.1 à 12] 14 novembre 2016 [consulté le 26 avril 2021]. Disponible sur le Web : <https://journals.openedition.org/brussels/1435> . ISSN 2031-0293

  • WELLENS-DE-DONNER, Liliane. Inventaire des matériaux réunis par Philippe Vandermaelen pour le Dictionnaire géographique de la Province de Brabant. Centre National d'Histoire des Sciences, 1979, 164 p. [B55980]

  • WELLENS-DE-DONNER, Liliane. Philippe Vandermaelen 1795-1869 : catalogue de l'exposition. Bibliothèque Royale de Bruxelles, 1969, 63 p. [C19172]

  • WIKIPEDIA. Établissement géographique de Bruxelles [en ligne]. In Wikipédia, l’encyclopédie en ligne, 25 octobre 2020 [consulté le 18 avril 2021]. Disponible sur le Web : <https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tablissement_g%C3%A9ographique_de_Bruxelles>.

  • WIKIPEDIA. Philippe Vandermaelen [en ligne]. In Wikipédia, l’encyclopédie en ligne, 23 janvier 2021 [consulté le 18 avril 2021]. Disponible sur le Web : <https://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Vandermaelen>.

 

Liens intéressants